Publié le : 21 juin 20217 mins de lecture

Chaque année, des milliers de personnes à travers le monde se convertissent au végétarisme. Mais malgré cette notoriété, certaines idées reçues ont la peau dure et entraînent souvent une tension avec ceux qui restent profondément omnivores.

Des plats végétariens aux goûts fades

Pour avoir une alimentation équilibrée, consommer des protéines, des lipides et des glucides est nécessaire à chaque repas. La viande est la source de protéines, facile à cuisiner et la plus connue. La saveur est également au rendez-vous pour le grand plaisir des papilles gustatives, allant du poisson (20 g de protéines par 100 g de poissons environ) aux viandes séchées (50 g de protéines par 100 g de viandes environ). Sur ce plan, la protéine végétale a encore du mal à rivaliser même si des produits équivalents, à base de plantes, font leurs débuts sur le marché. Certes, à quantité égale, la viande est plus appétissante et agréable à avaler que la spiruline (75 g de protéines par 100 g environ) ou le soja (35 g de protéines par 100 g environ). Le goût dépend surtout de la recette et de la manière dont la nourriture est cuisinée. Néanmoins, beaucoup de préparations végétariennes sont très appréciées de tous, comme les pâtisseries ou les frites par exemple. En réalité, les gens consomment quotidiennement des plats végétariens sans en être tout à fait conscients.

Chétiveté et maigreur des végétariens

La croissance musculaire dépend énormément des protéines. Une bonne prise de masse requiert un repas contenant au moins 65 % de protéines, surtout pour les sportifs. Les médecins recommandent également de consommer 1g par kilo de poids corporel par jour. Peu importe l’alimentation source de l’apport, du moment que ces quotas sont remplis, personne ne peut être chétive, maigre ou filiforme, comme le cas des végétariens. La qualification du régime végétarien comme léger et peu calorique est une autre idée reçue. En réalité, ne pas manger de la viande ne signifie pas faire une croix sur les lipides puisque la graisse végétale existe. Les huiles d’olive, d’arachide, de soja et de tournesol sont les plus utilisées dans l’alimentation et elles sont d’origine végétale. Les féculents et les glucides sont également très présents dans les plats végétariens. Ces aliments, consommés en grande quantité, font partie des responsables de la prise de poids.

Les régimes végétariens affaiblissent le système immunitaire

Les médecins constatent plutôt l’inverse puisque les problèmes cardiovasculaires ainsi que l’obésité sont moins fréquents chez les végétariens. Ces derniers ont tendance à faire très attention à leur régime, ce qui explique ce fait. Rares sont ceux qui se laissent aller au junk food végétarien. Inconsciemment, ils sont plus enclins à montrer aux autres que le régime fonctionne et est bon pour eux. Le contrôle de la quantité et de la qualité de la nourriture s’effectue au quotidien. Ce concept leur est bénéfique et leur garantit un excellent métabolisme. Les calories et les nutriments essentiels sont bien présents, optimisant le bon fonctionnement de leur système immunitaire. Cependant, les végétariens doivent faire leur stock de vitamine B12, disponible en pharmacie. Cet élément vital pour l’organisme ne se trouve que dans la viande animale. Avec un taux de protéines de 35 g par 100 g, le soja a un statut de super aliment. Toutefois, cet aliment est à proscrire dans la nutrition des personnes qui souffrent d’un cancer des seins ou qui ont des antécédents familiaux en la matière.

Des aliments chers

Souvent, les gens associent le régime végétarien à une tendance, un phénomène de mode. La plupart pensent que la mode est destinée exclusivement aux personnes qui ont les moyens de la suivre. En réalité, le végétarisme est un mode de vie qui réclame une phase d’adaptation, avec comme objectif une nouvelle façon de consommer. Un kilo de céréales, de légumineuses ou de tofus ne coûte pas plus que la même quantité de steak par exemple. Les fruits exotiques peuvent être onéreux, mais les produits de saison sont parfaitement abordables. Au début, un certain investissement peut être requis pour tâtonner sur leurs goûts. Une fois les habitudes bien acquises, l’alimentation végétarienne est beaucoup moins coûteuse qu’un régime omnivore. Selon le cas, il peut être plus économique pour les communautés, par rapport aux produits de l’industrie de l’élevage lui s’avèrent plus chers. Chaque année, des milliers d’hectares sont cultivés pour produire du fourrage. Si ces terrains sont utilisés pour l’agriculture, le prix des fruits et des légumes va certainement baisser.

Une situation contraignante pour la vie en société

Cette situation est en passe de changer drastiquement puisqu’elle a énormément évolué. Les restaurants, les épiceries et magasins pour végétariens sont nombreux, facilitant ainsi la vie de leurs consommateurs. Peu importe le lieu, le moment et la situation, ces derniers ont la possibilité de bien manger. Les personnes qui reçoivent des convives peuvent également partager leurs expériences. Les sites Internet et les livres de recettes permettent aux hôtes de commander rapidement ou de concocter des repas végétariens pour faire découvrir ce régime à leurs invités.
Ces idées reçues touchent également le végan.