Vitamine B12 : quelle est son importance et comment la trouver ?

En général, nous savons que les vitamines sont importants pour le bon fonctionnement de notre organisme et le maintien de notre santé. On peut en déduire que, comme les autres, le vitamine B12 doit être inclus dans notre alimentation pour éviter de futurs problèmes.

Mais pourquoi cette vitamine particulière est-elle importante pour notre organisme ? Et à quels problèmes sommes-nous exposés si nous ne consommons pas la bonne quantité ? Où le trouver ?

Découvrez les réponses à tous ces doutes ci-dessous :

Les bienfaits de la vitamine B12 pour le système nerveux

L’une des principales fonctions de la vitamine B12 dans le corps humain est d’agir dans la formation de la myéline, le “revêtement protecteur” des nerfs, étant essentielle pour le développement et le maintien des fonctions du système nerveux.

En cas de carence en B12 dans l’organisme, les nerfs subissent un processus de démyélinisation, c’est-à-dire que la myéline s’use, compromettant la transmission de l’influx nerveux entre les neurones des nerfs périphériques et la substance blanche du cerveau.

La démyélinisation, qui peut signifier la destruction totale de la myéline, est à l’origine de maladies dégénératives telles que la sclérose en plaques, et bien qu’il ne soit pas prouvé que la carence en vitamine B12 soit la cause de cette maladie, il existe des preuves d’une relation entre les deux.

En outre, les lésions nerveuses peuvent provoquer des symptômes tels que des picotements dans les jambes, des brûlures dans la plante des pieds, une incontinence urinaire et des difficultés à marcher.

Des études montrent également que la vitamine B12 peut contribuer à la régénération des nerfs et que son absence peut entraîner des troubles cognitifs (inversés par l’administration de suppléments de B12).

La vitamine B12 est également connue pour réduire le risque de cassures chromosomiques, qui endommagent l’ADN et rendent l’individu plus susceptible de développer un cancer.

Des recherches ont également montré que l’apport de ce nutriment contribue à la régénération des muscles, à la diminution du taux de rétrécissement du cerveau chez les personnes âgées et pour diminuer le risque de développer un état dépressif.

L’importance des vitamines pour le sang

La B12 joue également un rôle important dans la formation et la maturation des globules rouges (RBC). L’absence ou la carence de ce nutriment entraîne une augmentation du volume des GR, ce qui rend le noyau et le cytoplasme disproportionnés.

Ensuite, l’individu peut développer une anémie mégaloblastique, qui se caractérise par la présence de globules rouges immatures et de taille anormale et par une diminution des globules blancs et des plaquettes.

Où trouver la vitamine B12 ?

Ce nutriment, qui ne peut pas être synthétisé par le corps humain, se trouve dans les aliments d’origine animale, principalement dans les poissons d’eau froide et profonde (saumon, truite et thon), dans le foie et dans la viande de porc.

Pour les végétariens

La bonne nouvelle est qu’il est également présent dans le lait, le fromage et les œufs.

Et plus encore : le nutriment présent dans le lait et les fromages est mieux absorbé que celui présent dans la viande (rouge ou blanche) et les œufs. Cela se produit, parce que la vitamine est sensible à la chaleur nécessaire à la cuisson des viandes et des œufs et parce que les produits laitiers ont des protéines plus facilement digestibles, ce qui facilite l’absorption de la B12.

De plus, la molécule qui élimine le nutriment des aliments et le “fixe” dans l’organisme peut éliminer, au maximum, de 1,5 à 2 microgrammes de vitamine B12 par repas. En d’autres termes, une grande partie de la vitamine présente dans la viande n’est même pas utilisée.

Dans le cas des végétaliens

Dans le cas de la vitamine B12, il est nécessaire de consommer des aliments enrichis en vitamine B12 ou de prendre des suppléments, car les légumes ne produisent pas ce nutriment. Et bien qu’il soit possible de l’absorber par la terre, la quantité consommée sera inférieure aux besoins du corps humain (environ 3 microgrammes pour 100g d’aliments).

Rédigé par :  Jean-Jacques Perrut