Compulsions alimentaires : les signes qui doivent alerter

L’acte de manger est étroitement lié à la sensation de plaisir. C’est pourquoi il est fréquent de manger plus que ce dont le corps a besoin. Cependant, même après avoir répété un repas plusieurs fois, la plupart des gens sont pris d’un sentiment de regret, et tentent de compenser les “dégâts” qu’ils ont commis, soit par une alimentation équilibrée, soit en faisant un peu plus d’exercice à la salle de sport. Cependant, il y a des personnes qui font de ce comportement une routine et qui, même envahies par la culpabilité, ne peuvent s’arrêter de manger. Ce sont les mangeurs compulsifs.

Signes d’hyperphagie boulimique

Les compulsions alimentaires sont un trouble caractérisé par des épisodes au cours desquels la personne s’attaque à la nourriture et est capable de dévorer une quantité absurde d’aliments en un court laps de temps, ne met pas un point d’honneur à apprécier le goût du produit, mange tout rapidement, ne mâche rien correctement en une seule fois. Une personne présentant des signes de frénésie alimentaire ne mange pas seulement ce qu’elle a envie de manger.

Contrairement à ce qui se passe dans d’autres troubles alimentaires, comme la boulimie, la personne ne provoque pas de vomissements, ne prend pas de laxatifs ni de diurétiques. Même sans faim, la personne finit par manger exagérément, toujours. Dans les crises, il y a un déséquilibre dans les médiateurs qui contrôlent la satiété, cette sensation que nous avons déjà l’estomac plein. Pour cette raison, la personne ne peut s’arrêter de manger et éprouve alors des regrets, avec un sentiment de culpabilité, de tristesse, d’échec et de regret d’avoir perdu le contrôle de soi.

Gourmandise et troubles psychique

Cette attitude ne peut pas non plus être définie comme de la gourmandise. Le glouton aime manger, sait combien et ce qu’il mange, est conscient des conséquences que peut avoir une mauvaise alimentation. C’est pour cette raison que le fait de ressentir le désir de manger un certain aliment, d’en exagérer la quantité, mais d’avoir du plaisir en le servant et d’être conscient de cette exagération, ne désigne pas une image de boulimie.

Contrairement à la croyance populaire, tous les mangeurs compulsifs ne consomment pas spécifiquement des aliments riches en graisses et en sucres, comme les chocolats, les tartes, les bonbons et les glaces. Certains ont une compulsion pour les fruits et les aliments sains et, par conséquent, un risque moindre de prise de poids, tandis que d’autres ont une compulsion pour les aliments salés (fritures, riz, haricots). En général, la maladie apparaît entre 20 et 30 ans et davantage chez les femmes.

Causes, diagnostic et traitement

Les médecins assurent que les causes de la frénésie alimentaire sont une interaction de facteurs génétiques, biologiques, sociaux, familiaux et psychologiques. Sur cinq mangeurs compulsifs, un souffre de dépression. Toutefois, le trouble ne se manifeste pas uniquement dans les situations négatives de la vie de la personne. Une promotion au travail, un mariage ou la naissance d’enfants, des situations apparemment positives sont capables d’entraîner un stress psychologique chez une personne prédisposée et de déclencher le dysfonctionnement.

Les compulsions alimentaires peuvent avoir des conséquences malsaines, mais la principale est le surpoids ou l’obésité. Les personnes qui souffrent de ce trouble peuvent également développer de graves problèmes gastriques en raison de la quantité de nourriture ingérée. En outre, le fait de consommer une certaine quantité de calories un jour, de manger normalement le lendemain et de faire une crise de boulimie le jour suivant compromet le métabolisme et favorise les dépôts de graisse.

Diagnostic

Pour que la frénésie alimentaire soit diagnostiquée, les épisodes doivent se produire au moins deux jours par semaine pendant une période minimale de six mois. Les premières étapes du traitement de l’hyperphagie boulimique sont nutritionnelles. La rééducation alimentaire et des conseils simples, comme respecter toujours l’heure des principaux repas et éviter la sensation de faim, sont le meilleur moyen de mettre fin à ce mal. Le patient peut également solliciter un accompagnement psychologique, une psychothérapie et enfin, si ces deux traitements échouent, des médicaments sont indiqués.

Les informations contenues dans cette page ne sont données qu’à titre indicatif. Ils ne remplacent pas les conseils et le suivi des médecins, nutritionnistes, psychologues, professionnels de l’éducation physique et autres spécialistes.

Rédigé par :  Jean-Jacques Perrut