Qu’est-ce que le mystérieux syndrome du sage ?

Il est connu sous le nom de “syndrome du sage” ou “syndrome du savant” et a été décrit pour la première fois en 1789, après que le docteur Benjamin Rush ait réalisé que l’un de ses patients était capable de calculer l’âge des gens en quelques secondes. À partir de ce moment, ce syndrome a été étudié avec insistance, mais la science n’a pas pu l’expliquer. Elle se produit lorsque des personnes souffrant de problèmes mentaux ou de lésions cérébrales développent des capacités extraordinaires dans un ou plusieurs domaines. Dans de nombreux cas, ces capacités sont activées à la suite d’une lésion cérébrale. Il s’agit d’une maladie très rare : à ce jour, ce syndrome n’a été officiellement diagnostiqué que chez 50 personnes, un chiffre qui est certainement inquiétant. Si vous remarquez ensuite que 50 et les Savants sont autistes, la surprise est encore plus grande.

Caractéristiques

La seule chose qui est certaine aujourd’hui est que ces personnes développent leurs capacités par une utilisation distincte des hémisphères cérébraux par rapport à ce que fait l’être humain moyen. Il a également été possible d’identifier les domaines dans lesquels la nouvelle dextérité se manifeste.

– Calcul des dates : ces personnes sont capables de stocker des calendriers complets et de se souvenir des données caractéristiques de chaque jour de l’année.

– Calcul mathématique : beaucoup d’entre eux peuvent effectuer des opérations mathématiques complexes instantanément et avec une précision énorme. Certains peuvent même diviser une centaine de décimales en quelques fractions de seconde.

– Merveilleuse mémoire : ils sont capables de stocker une énorme quantité de données. Cependant, ils montrent des difficultés lorsqu’ils doivent les utiliser.

– Capacités mécaniques et spatiales : ils peuvent mesurer des objets ou des distances avec précision, sans l’aide d’aucun instrument ; ils stockent des cartes et des adresses avec une grande facilité.

Dans certains cas, ils acquièrent une certaine dextérité pour apprendre différentes langues, pour mesurer le temps sans utiliser d’appareil et pour développer des compétences artistiques.

Qu’est ce que le syndrome du sage femme?

Le syndrome du sage femme est un état de profond épuisement émotionnel, physique et psychique causé par le stress au travail. Ce terme a été utilisé pour la première fois par le psychologue américain dans les années 70 quand il a décrit les symptômes d’épuisement professionnel.

Vous êtes en état d’épuisement professionnel et proche du burn out si vous avez les symptômes suivants:

  • Vous n’avez plus d’énergie et vous êtes en permanence fatigué
  • Vous vous sentez impuissant
  • Vous êtes dans un état de stress chronique
  • Vous avez perdu l’intérêt pour le travail et pour la vie en général
  • Ce que vous faites vous paraît dépourvu de sens
  • Vous éprouvez un sentiment de vide intérieur
  • Vous ressentez de l’ennuie
  • Vous êtes souvent anxieux
  • Vous éprouvez souvent les sentiments de déception, de culpabilité et de rancœur concernant vos conditions de travail
  • Vous ne vous sentez pas utile
  • Vous êtes de plus en plus irritable
  • Vous êtes très sensible et émotionnellement instable
  • Vous sentez que vous n’avez plus la capacité de prendre des décisions
  • Vous perdez de plus en plus le contrôle de votre vie
  • Vous vous sentez seul et vous vous isolez de votre entourage
  • Les relations avec vos proches et vos collègues se sont beaucoup appauvries
  • Votre activité sociale est quasi inexistante
  • Vous avez des symptômes de dépersonnalisation
  • Vous avez le sentiment de perdre vos idéaux, vos espoirs et vos perspectives professionnelles
  • Vous consommez plus d’alcool que d’habitude pour gérer votre état de détresse
  • Votre système immunitaire est affaibli
  • Vous avez des maux de tête fréquents
  • Vous avez des problèmes gastro-intestinaux
  • Vous éprouvez des douleurs cardio-vasculaires
  • Vous souffrez d’insomnie

Il n’est pas rare de constater que les sages femmes qui subissent un burn out ont du mal à prendre un rendez-vous avec un professionnel de santé et à décrire leur vécu, en pensant que ce n’est pas assez grave pour demander un arrêt maladie. Cela peut rendre difficile le diagnostic et la mise en place d’une prise en charge adaptée.

Que veut dire “faire une pause” lorsque vous avez le syndrome du sage femme?

– Pour guérir du burn-out vous allez devoir vous arrêter.

Malgré ce que vous pouvez penser il ne s’agit pas d’arrêter d’avoir des symptômes désagréables en prenant des médicaments. Mais plutôt arrêter d’être au contact permanent de l’environnement toxique qui crée cet état d’épuisement professionnel pour pouvoir se rétablir et comprendre comment vous souhaitez organiser votre vie professionnelle et personnelle à l’avenir. De toute façon si vous ne le faites pas, il y a un grand risque qu’à un moment donné les symptômes psycho corporels deviennent si handicapants que vous n’aurez plus le choix. Il n’est pas exclu qu’avant de pouvoir reconnaître cette réalité vous éprouviez un sentiment de profonde impuissance et une envie de vous battre pour votre poste en ignorant combien d’énergie cela vous coûte. 

Il y a trois conditions nécessaires pour soigner le syndrome du sage :

  • Vous éloigner de l’environnement stressant du travail qui vous fait souffrir et maintient l’état d’épuisement.
  • Faire une psychothérapie pour évacuer tous les sentiments que vous avez emmagasinés depuis le début de vos souffrances et revoir clairement vos priorités, l’organisation de votre vie, vos besoins, vos relations avec les autres. Cela permettra de prendre les décisions adaptées pour la suite de votre parcours professionnel.
  • Rétablir une hygiène de vie saine au quotidien. 

Causes

Du point de vue biologique, les experts ne parviennent pas encore à expliquer complètement ce qui mène à l’épuisement professionnel. Tous les travailleurs qui traversent une période d’épuisement sont en situation de stress chronique. Il s’agit donc d’un important facteur de vulnérabilité. La grande majorité a une charge de travail élevée, à laquelle s’ajoutent l’une ou l’autre des sources de tension suivantes.

  • Manque d’autonomie : ne participer à aucune ou à peu de décisions liées à sa tâche.
  • Déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue de la part de l’employeur ou du supérieur immédiat (salaire, estime, respect ).
  • Faible soutien social : avec le supérieur ou entre les collègues.
  • Communication insuffisante : de la direction aux employés, concernant la vision et l’organisation de l’entreprise.

En plus de ces facteurs, des particularités individuelles entrent en jeu. Par exemple, on ne sait pas très bien pourquoi des personnes vivent plus de stress que d’autres. De plus, certaines attitudes sont plus fréquentes chez les individus qui vivent de l’épuisement professionnel. Selon les recherches, il semble que la faible estime de soi soit un facteur déterminant. En outre, certains contextes de vie, comme de lourdes responsabilités familiales ou encore la solitude, peuvent mettre en péril la conciliation travail-vie personnelle. Peu importe les sources de stress au travail, il se produit un déséquilibre entre la pression subie et les ressources dont on dispose pour l’affronter.

Conséquences possibles

Une période d’épuisement professionnel peut, au-delà du travail, avoir des répercussions dans toutes les sphères de la vie. Dans pareil cas, la victime peut glisser vers la dépression. Certaines personnes peuvent vivre de l’anxiété, souffrir de troubles de l’alimentation, avoir des problèmes de toxicomanie ou, à l’extrême, des pensées suicidaires. Certains travailleurs s’épuisent même au point d’y laisser leur vie. Le terme japonais karoshi désigne la mort subite par épuisement nerveux au travail, causée par une crise cardiaque. Le phénomène a été observé pour la première fois au Japon. Le stress chronique entraînerait aussi plusieurs dérèglements sur le plan physiologique. On sait, par exemple, que l’obésité, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2 sont plus fréquents chez les gens qui vivent une forte pression psychologique. D’ailleurs, des recherches sont en cours afin de découvrir des marqueurs biologiques qui permettraient de repérer les personnes qui vivent un stress chronique. On pourrait ainsi agir avant que des problèmes de santé apparaissent. Une quinzaine de marqueurs sont sous la loupe des chercheurs, incluant les taux sanguins de cortisol, d’insuline, de protéine C-réactive, de cholestérol et de triglycérides, de même que la tension artérielle et le rapport tour de taille/tour de hanche. Ces marqueurs sont souvent mesurés isolément. Or, il semble que sous l’effet du stress chronique, un fin dérèglement de plusieurs systèmes hormonaux se produirait en même temps. Ainsi, les marqueurs resteraient dans les limites de la normale, mais près des valeurs minimales ou maximales.

Dépression au travail : comment s’en sortir ?

Pour sortir du burn-out, il est souvent indispensable de se faire aider. Une thérapie peut être d’un secours précieux. La guérison passe par un retour sur soi, afin dévaluer ses aspirations professionnelles profondes et ses limites. Ainsi, il devient possible de connaître ses domaines de prédilections et de se fixer des objectifs réalistes. Il est nécessaire également de renouer le dialogue avec autrui, réapprendre le travail d’équipe et les relations avec des collègues. Enfin, il ne faut pas oublier de s’occuper de soi et ne pas négliger son quotidien en dehors du bureau. L’important est de veiller à garder un équilibre physique et mental intact, en composant entre travail et vie privée, afin de retrouver la joie de vivre et d’aller travailler.

Diagnostic

L’épuisement professionnel entre dans la catégorie des troubles d’adaptation. Il n’est pas reconnu comme une maladie mentale, et ne figure donc pas dans le DSM IV, le manuel médical des troubles mentaux

Le diagnostic est donc difficile à établir, car les médecins ne disposent pas de critères précis. Ainsi, distinguer un épuisement professionnel d’une dépression n’est pas chose simple. Pour le moment, les médecins se basent sur l’entretien qu’ils ont avec le patient et les symptômes que ce dernier éprouve. En cas de doute, la consultation d’un psychiatre est parfois suggérée.

Rédigé par :  Jean-Jacques Perrut