Publié le : 18 décembre 20205 mins de lecture

Spécialiste dans le lupus et le cancer du sein, Patrick Legembre est professeur de médecine. Depuis février 2020, il est chef de recherche au Centre national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) à Limoges.

Fonction et essais du cancer du sein et du lupus

Patrick Legembre analyse un récepteur mort appelé CD95 (fas) et son ligand CD95L (FasL), qui contribue à la progression du lupus et à la croissance des métastases chez les patients atteints d’un cancer du sein. Le lupus, qui touche plus souvent les femmes que les hommes, est une affection inflammatoire systémique. Actuellement, neuf patients atteints de lupus sur dix sont des femmes. Et cette affection se développe chez les jeunes entre quinze et trente ans en général. Le lupus est présent dans le monde entier, mais certains groupes ethniques, tels que les minorités noires et asiatiques, ont tendance à être plus influencés. Les informations sur cette maladie concernent entre 20 000 et 40 000 personnes en France. La maladie prend plusieurs formes et les zones infectées diffèrent d’une personne à l’autre, mais elle se présente le plus souvent par des lésions cutanées et une gêne au niveau des articulations. Les poumons, les reins et le système nerveux peuvent tous être touchés. S’il n’est pas contrôlé, le lupus peut, dans certains cas, entraîner la mort. C’est parce que la réponse immunitaire commence à se retourner contre l’organisme et peut provoquer l’autodestruction de certains tissus.

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Objectif principal de Patrick Legembre

La mission principale de Patrick Legembre est d’expliquer le développement de CD95 (fas), compétent pour le déroulement de lupus. Par conséquent, il vise à faire progresser les signes cliniques du lupus. Les chercheurs ont élaboré des méthodes thérapeutiques qui évitent le danger de contracter des métastases du cancer du sein après plus de 15 ans d’études. Les métastases sont des tumeurs qui sont composées de cancéreux qui se sont propagées à une autre zone du corps via des vaisseaux lymphatiques ou sanguins. Pour préciser son étude, Patrick Legembre s’intéresse aux médicaments qu’il découvre à partir d’études menées sur des rongeurs, et en particulier des souris, qui sont porteurs du lupus. Les conclusions sont positives : ils ont confirmé certaines des molécules étudiées sur les souris. Cela lui a donné la possibilité de développer le médicament DB 550. Son but est afin d’éviter la fonction pro inflammatoire de CD95L. Il a pu faire traiter des souris souffrant de lupus. Grâce à ses nouveautés, Patrick Legembre est connu comme une autorité en matière de maladie métastatique CD95. Il a ouvert la voie au ciblage de CD95 (fas) dans le lupus et les cancers du sein, ce qui permettrait aux patients d’explorer de nouvelles thérapies.

Publications et prix gagnés

Les différentes actualités de Patrick Legembre ont été publiées dans de nombreux ouvrages scientifiques étrangers. En 2011, son article a été publié dans les revues américaines Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) et PLOS Biology. Cinq ans plus tard, en 2016, la revue Immunity publie également un article sur l’étude et les avancées de Patrick Legembre. L’analyste a publié CD95 : Methods and Protocols in 2018, un livre décrivant les méthodes et les protocoles les plus couramment utilisés pour étudier les fonctions apoptotiques et non apoptotiques de CD95. Afin d’éclairer les rôles biologiques de cette cytokine, les chapitres traitent des approches génétiques, biochimiques et cellulaires et des modèles animaux. Il a aussi publié dans des revues scientifiques nationales plus de 70 articles académiques évalués par des pairs. Le futur but de Patrick Legembre et de son équipe de travail est de créer des molécules médicinales pour fabriquer des médecines pour les deux sexes atteints de lupus.