Les problèmes vaginaux : Comment les traiter ?

Vous ne pouvez pas jouer avec votre santé. Et il est vrai que la région intime féminine demande beaucoup d’attention. Les écoulements, les saignements en dehors des règles, les démangeaisons sont quelques-uns des problèmes qui peuvent survenir à certains moments et qui inquiètent évidemment les femmes.

Quels sont les problèmes vaginaux ?

– Pour les poils incarnées :

Les poils incarnés dans la région de la vulve sont un problème relativement courant et doivent toujours être examinés avec soin. Les poils incarnés sont assez courants dans l’aine, mais ils peuvent aussi se trouver dans d’autres régions du corps. Ces poils incarnés apparaissent parce que les fils poussent, se plient et restent coincés dans la peau, ce qui provoque un processus inflammatoire. L’épilation à la lame ou à la cire peut être un facteur prédisposant, surtout chez les personnes ayant la peau noire, car leurs cheveux sont généralement plus épais et bouclés.

La région de la vulve possède les poils les plus denses, les plus épais et les plus nombreux que le reste du corps, ce qui est en soi un facteur prédisposant. Souvent, l’épilation peut entraîner une croissance inégale des poils, et dans le sens inverse, ce qui empêche la peau de se rompre. Ce follicule forme une capsule autour de lui et se verrouille. Une complication peut être la colonisation par des bactéries et une infection secondaire apparaît : la folliculite, diagnostiquée par la présence de sécrétions purulentes.

Toute lésion de la région génitale, différente de l’habituel, devrait être examinée par le gynécologue de confiance, y compris pour faire le diagnostic différentiel comme certaines MST.

– Les pertes vaginales :

Les causes infectieuses les plus fréquentes des pertes vaginales sont la vaginose bactérienne, la candidose vulvovaginale, la trichomonase, la gonococcie et l’infection à chlamydia. Les pertes accompagnées d’une odeur nauséabonde et désagréable peuvent être dues principalement à une vaginose bactérienne et à une trichomonase.

En cas de sortie, il est important de consulter le gynécologue. Il peut y avoir des pertes dues à une vaginose bactérienne ou à une trichomonase, nécessitant un traitement médicamenteux.

– Les saignements :

Il y a aussi les saignements en dehors des règles. Le gynécologue explique que les saignements en dehors des règles ne sont pas normaux et doivent également être examinés. Ils peuvent avoir des causes hormonales (ovaires polykystiques, utilisation de contraceptifs) ou anatomiques (polypes, myomes, lésions du col de l’utérus). Certaines femmes peuvent avoir un petit saignement pendant l’ovulation, mais ce devrait être un diagnostic d’exclusion après que toutes les causes aient été examinées.

L’autre souligne que les saignements en dehors de la période des menstruations doivent être évalués par le gynécologue, surtout s’ils sont récurrents, intenses et accompagnés d’autres symptômes. Les saignements peuvent être une manifestation occasionnelle ou chronique, la chronique ou la récidive étant la plus importante pour le gynécologue.

– Les démangeaisons : 

Les principaux rejets qui s’accompagnent de démangeaisons sont la candidose vulvovaginale et la trichomonase. Il explique que le candida est un champignon qui fait partie de la flore vaginale normale et qui, dans certaines situations, trouve des conditions pour augmenter son nombre, telles que : perte d’immunité, utilisation d’antibiotiques, vêtements bourrés qui empêchent la circulation et diabète, entre autres.

Le gynécologue ajoute également qu’à la ménopause, l’atrophie vaginale peut être la cause de démangeaisons vaginales. 

– Les douleurs :

Les douleurs telles que la dysurie (sensation de brûlure ou difficulté à uriner) et la dyspareunie (douleur pendant les rapports sexuels) peuvent avoir des causes différentes. La dysurie peut être liée principalement à une infection urinaire, mais aussi à une urétrite (inflammation de l’urètre), une vulvovaginite (inflammation de la vulve et du vagin), une vaginite atrophique, une cystite interstitielle, une irritation de l’urètre par des substances (savon, assouplissant, parfums ou médicaments) et un traumatisme dans la région pelvienne. Parfois, la dysurie et la dyspareunie peuvent coexister.

Le gynécologue ajoute que la douleur lors des rapports sexuels peut être due à diverses altérations, du manque de lubrification, des infections vaginales ou utérines, de la constipation chronique à des maladies plus graves comme l’endométriose. Tous ces facteurs devraient être examinés par le gynécologue.

Puis, le fait d’uriner plus fréquemment permet d’affirmer que la décharge jaune permet aussi de connaître les causes et les traitements Il est essentiel de consulter un médecin pour évaluer la situation, trouver la cause du problème et indiquer le meilleur traitement.

Comment faire face aux problèmes ?

Habituellement, les poils incarnés sont résolus et éliminés spontanément. Toutefois, pour éviter ou minimiser ces problèmes dans la zone génitale, certaines mesures simples peuvent être prises comme :

– Évitez les vêtements serrés ou en tissu synthétique (préférez les vêtements en coton).

– Faites attention au nettoyage et à l’hygiène de la peau (pour la garder saine).

– Utilisez la méthode d’épilation la mieux adaptée à votre type de peau.

– Diminuer la fréquence de l’épilation.

– Évitez l’utilisation de crèmes dépilatoires.

– Si vous utilisez le rasoir, préférez toujours les rasoirs jetables et ne les réutilisez jamais.

Le gynécologue souligne qu’il y a des phases où les femmes sont plus prédisposées aux infections, surtout lorsqu’il y a une vie sexuelle active, lorsque la sécheresse vaginale rend la muqueuse plus fine et plus sensible.

Enfin, il est important que la femme se rende régulièrement chez le gynécologue, afin d’éviter tout problème et de maintenir sa santé intime à jour. Les informations contenues sur cette page sont uniquement à titre d’information. Il n’est pas destiné à remplacer les conseils et le soutien des médecins, ou d’autres spécialistes.

Rédigé par :  Jean-Jacques Perrut