Tous candidats a la maladie

L’anxiété pourrait-elle être un symptôme de la maladie d’Alzheimer?

Une étude récente a montré que la présence de niveaux d’anxiété assez élevés dans la population âgée pourrait être un indicateur précoce de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une découverte importante, qui pourrait aider les experts à identifier les personnes potentiellement à risque de démence dans ce groupe d’âge particulier. On estime que la maladie d’Alzheimer et les maladies neurologiques connexes concernaient 50 millions de personnes dans le monde, dont environ 600 000 en Italie, ce qui équivaut à la population de plus de 65 ans. 

Cette maladie provoque un lent déclin des capacités cognitives et de la mémoire, des difficultés à organiser les pensées et, en fin de compte, un repli sur soi et un isolement social. Actuellement, il n’existe aucun traitement efficace qui puisse contrer la progression de la maladie. Par conséquent, être capable d’identifier tout indice prémonitoire pourrait aider à en atténuer les effets. C’est pourquoi les résultats préliminaires offerts par cette étude représentent une avancée incontestable dans la connaissance de cette pathologie et de son éventuel traitement. Essayez de mieux comprendre cette corrélation entre Alzheimer et l’anxiété.

Alzheimer et anxiété : quel est le lien ?

L’étude menée par des chercheurs du Hôpital Brigham et femmes de Boston et publiée dans l’American Journal of Psychiatry a mis en évidence l’existence d’une association entre les niveaux de bêta-amyloïde, une protéine impliquée dans le développement de la maladie d’Alzheimer et en particulier dans la destruction des synapses et les niveaux d’anxiété. 

La recherche a examiné les résultats d’une étude appelée, Étude sur le vieillissement du cerveau à Harvard d’une durée de 5 ans, menée sur une population de 270 sujets âgés, hommes et femmes, âgés de 62 à 90 ans, sans troubles psychiatriques actifs. Les participants à l’étude ont subi une investigation instrumentale par tomographie par émission de positrons : pet afin de détecter les niveaux de bêta-amyloïde dans le cerveau et l’échelle de dépression gériatrique : GDS, une échelle standardisée utilisée en psychodiagnostic pour évaluer la présence de symptômes dépressifs dans la population âgée qui étudie la présence de trois groupes de symptômes dépressifs : apathie-anhédonie, dysphorie et anxiété.

Diagnostic précoce et prévention : tel est l’objectif de l’étude.

Selon ce qui ressort de cette recherche, une aggravation des symptômes d’anxiété serait associée à des niveaux plus élevés de bêta-amyloïde, la protéine qui, selon les chercheurs, identifie la maladie d’Alzheimer. Plutôt que de considérer la dépression comme un symptôme unique, on a voulu en considérer les différents aspects tels que l’anxiété, l’apathie et l’humeur dysphorique. L’analyse de ces symptômes vous a permis d’observer que les symptômes d’anxiété ont tendance à s’aggraver avec le temps chez les sujets présentant les niveaux les plus élevés de bêta-amyloïde. Cela suggère que l’anxiété chez les personnes âgées pourrait être un symptôme précoce de la maladie d’Alzheimer, qui se manifeste bien avant l’apparition de la démence, avant même les troubles cognitifs et les problèmes de mémoire. 

En bref, ces résultats soutiennent l’hypothèse selon laquelle les symptômes neuropsychiatriques pourraient être un indicateur précoce de la maladie d’Alzheimer. À l’heure actuelle, cependant, les mécanismes qui sous-tendent l’association observée ne sont pas tout à fait clairs. Par conséquent, pour valider cette hypothèse, des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ce que les chercheurs de Boston ont découvert jusqu’à présent. Si l’hypothèse qui considère l’anxiété comme un indicateur valable capable de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer à un stade précoce est soutenue par de nouvelles études, l’analyse des niveaux d’anxiété dans la population âgée pourrait aider non seulement à identifier les personnes les plus à risque, mais aussi à ralentir ou à prévenir l’évolution de la maladie. 

La maladie d’Alzheimer est considérée comme l’une des urgences de l’avenir. On estime que d’ici quelques années, le nombre de malades atteindra 131 millions de personnes, une véritable épidémie qui peut se propager très rapidement en raison de modes de vie malsains, mais aussi et surtout du vieillissement progressif de la population. Ces estimations alarmantes expliquent l’intérêt des chercheurs et du monde scientifique pour le sujet, qui a également été confirmé lors du G8, où la nécessité de trouver un remède à la maladie d’Alzheimer a été réaffirmée, afin de contrer cette grave urgence sanitaire. Dans la lutte contre la démence, une grande partie de la bataille se déroule sur le front de la prévention et du diagnostic précoce. 

Cette étude, qui pointe du doigt les niveaux d’anxiété dans la population âgée, pourrait donc représenter un point de départ valable pour la création de programmes de dépistage visant à identifier les catégories de sujets les plus à risque, mais aussi, et surtout, un pas de plus vers une éventuelle guérison de la maladie d’Alzheimer.

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